09 janvier 2008
Petits tracas et grosses galères
Suite à mon pétage de cable dans les toilettes après avoir coincé la brosse à dents (là les plus curieux se demandent sans doute ce que fait une brosse à dents dans les woua-woua) et invectivé (je me cite) : "J'en ai marre de cette maison de merde où rien ne marche" (fermez les guillemets), je me suis vue contrainte, dans ma grande honnêteté de faire le tour de la dite maison.
Ce qui suit était correct avant notre arrivée, c'est à dire dans la majorité des cas: en état de fonctionnement.
Alors voici notre actuelle suspension de chambre: 
et là, la fenêtre de la sus-citée chambre où, je rappelle aux Alzeimers, nous dormons à 6 depuis 6 mois.
Là, un aperçu des différentes prises de courant qui ont implosé ou explosé au choix

Ici, ce qu'il reste de la poignée de la porte du cellier que nous ouvrons et fermons en moyenne 378 fois par jour.

Je suis certaine que vous vous creusez toujours la tête pour cette histoire de brosse à dents... Je vais éclairer votre lanterne:
Mike Gyver n'a qu'à bien se tenir !
Mais qu'à cela ne tienne, nous av(i)ons d'autres toilettes. Ils ont implosés eux aussi un jour où Camille était très très pressé sans doute...
Je suis certaine que vous vous dites: "mais c'est pas possible d'être aussi branquignoles !"
Et bien si ! Et en plus on est bien entourés.
Voici l'oeuvre de nos chers ouvriers chauffagistes qui, exaltés sans doute par la frénétique ambiance de la maison, ont mis le système de chauffage en route sans vérifier que les radiateurs étaient bien tous raccordés. Un point de détail me direz-vous...

Le temps de réaliser que le circuit d'eau se déversait dans la chambre d'Etienne, 50 litres d'eau croupie s'infiltraient dans notre plafond de salon. Une seule conclusion s'imposait alors: "heureusement qu'on n'avait pas fini de peindre la pièce !"
Le plafond... notre cher ami ! Fix a voulu faire un petit trou pour passer une gaine électrique dans le plafond d'une chambre (mais quelle idée quand même?!!) et en glissant le tournevis... badaboum ! Estimons-nous heureux, Fix aurait pu être assommé ou pire, perdre un oeil !
Enfin, et pour conclure notre tour de la maison en 80 galères, notre escalier.
Il compte une bonne vingtaine de marches. Nous avons décidé de nous séparer sans regrets de la majorité de cet escalier en ne conservant qu'un petit retour de 3 marches.
Et bien, je vous le donne en mille. Sentez-vous la dimension dramatique? Le suspens?... En descendant les radiateurs (encore eux grrr!) en fonte qui pèsent chacun environ 200 kilos, l'un d'eux nous a "échappé" lourdement. Aurait-il eu la délicatesse de choir sur les marches condamnées? Que nenni !
Il a pété, le salaud (pardonnez mon emportement) une des 3 marches qu'on voulait garder !
Ce que vous voyez pendouiller c'est la contre-marche !
Quelle peut être la conclusion de cet article? Je vous la livre:
Nous déployons jour après jour des trésors d'ingéniosité, de courage, de philosophie et après avoir "gueulé" un bon coup comme moi dans les toilettes il y a 10 minutes, c'est tout le bonheur d'être ici, la satisfaction des choses bien faites qui fonctionnent (heureusement il y en a!) qui prennent le dessus et qui nous font nous endormir sereins et toujours nombreux dans notre chambre sans plafonnier et avec une vitre en carton.
CQFD
17:41 Publié dans Coups durs | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note




Commentaires
Honte à moi, cette énumération de couacs me fait sourire... Mais là, une petite mise au point s'impose : rénovation, d'après Mr Larousse, signifie "changement en mieux" (s'est pas foulé d'ailleurs) et non changement en pire ou destruction. Moila, maintenant que vous savez, tout va rouler comme un 103 au moteur gonflé (oh le doux son qui s'approche) et vous allez avancer à pas de géants. Sûr.
Plein de courage, de bon air (mais quelle chance vous avez, pensez-y!) et une très bonne année à tous!
Ecrit par : domi | 10 janvier 2008
ça me rappelle la vie de chantier en version bretonne !!!!
bisous
sab
Ecrit par : sab | 24 janvier 2008
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